J’aimerais accélérer le temps…

juin 11th, 2008

Posted in Ceux qui en parlent by azuline |

… je passerais en accélérer ce qui me “pourri” le plus la vie aujourd’hui.

J’ai vu un film qui traitait ce sujet… je n’ai pas le titre (si quelqu’un s’en souvient ?). L’homme était architecte, avait une petite famille sympathique : belle nana, 2 gamins, 1 toutou paresseux et rigolo. Le boulot lui prenait la tête, il n’arrivait plus à s’en sortir, là dessus sa petite famille qui lui demande d’être disponible, alors que justement il ne PEUT pas l’être, il voudrait, mais voilà… il ne peut pas.

Un soir, il rentre dans un supermarché, et commence à regarder les télés, les magnétos… il discute avec un marchand et commence à demander s’il n’aurait pas une télécommande qui accélèrerait le temps quand il voudrait et mettrait pause ou play quand il voudrait. Le marchand (ou conseiller en vidéo) lui propose d’aller voir dans un rayon particulier. Il y va, curieux, trouve un autre conseiller, qui lui conseille de faire bon usage de sa télécommande universelle.

Rentrant chez lui, il s’empresse de l’essayer, accélère le temps selon son envie, son humeur, en commençant par ce qui lui pourri la vie : son boulot. Puis il accélère les disputes familiales, les repas de familles ou il s’ennuie à peine… et en vient à accélérer plusieurs années. Tant et si bien qu’il s’aperçoit qu’il a divorcé de sa femme, que ses enfants lui voue une indifférence totale et que son boulot a certes changé (il est devenu PDG) mais qu’il est toujours aussi pourri !

Il veut ramener la télécommande mais le commerce n’est plus là, le conseiller maléfique n’est plus disponible à ce numéro…

Tout ça pour dire que ce n’est pas une solution, mais que ça serait quand même plus facile parfois que d’affronter la vie ! Surtout quand à un moment de sa vie, on n’a plus les épaules ou les dents ou les poings pour le faire.

Je vais bien, tout va bien !

Quand une voyageuse arrête de voyager…

juin 6th, 2008

Posted in Etape 2 : être soi ! by azuline |

… elle est paumée !

Cela fait 2 ans maintenant que je suis dans ma maison, propriétaire, je n’ai plus besoin de partir. Maintenant que je pourrais défaire tous mes cartons, je n’ai déballé que l’essentiel. Les habits, les livres. Le reste est encore soigneusement emballé, éparpillé dans ma maison et ailleurs, dans l’attente que j’ouvre enfin le tout. Dans l’attente que je m’ouvre complètement.

J’ai voyagé, déménagé pendant 10 ans, 10 fois, en ne déménageant pas tous les ans. Et avant ça encore, je n’ai pas compté, j’espère pas autant. Je n’ai pas visité le monde, j’ai juste connu 1 autre pays, 1 principauté, et plusieurs département français. Les kilomètres ne comptent pas en fait. Ce qui compte c’est l’affect. Et bon sang, que ça m’a affectée ! Je n’aurais pas cru autant, je m’en suis même pas aperçue avant aujourd’hui ! Moi qui me suis toujours pressée pour tout déballer, vite, pour me sentir chez moi le plus vite possible dans des murs qui n’étaient jamais les miens, aujourd’hui que j’ai cette occasion, je suis paumée.

On prend l’habitude de faire des cartons et défaire ce qu’on a fait. Le tout vite et bien. Le dernier déménagement est le seul où j’ai eu de la casse : la vie nous livre tant de signes qu’on s’échine à ne pas lire ! J’ai trop forcé, j’ai trop déménagé, et du coup je me suis emballée moi-même ! Aujourd’hui je n’arrive pas à parler ni à dire ni à m’exprimer, franchement, sans assurance orgueilleuse, juste avec l’assurance d’aller vers son propre bonheur… Seulement voilà, je suis toujours dans mon carton. Enfermée. Je sais que j’ai les ciseaux qu’il faut, que personne d’autre que moi peut m’ouvrir, mais là, aujourd’hui, je suis bloquée, nouée, enfermée.

Où est ma sortie ?

Telle ma plante totem, la tillandsia, j’ai été épiphyte, sans racine, volant de support en support, sans trop se fixer. Aujourd’hui, mes racines sortent sans moi. Je m’accroche sans le vouloir, et ma fragilité apparaît là où je voudrais montrer de la force. Je suis en désaccord avec moi-même. D’un côté j’ai besoin de ces racines, de l’autre je suis habituée à ne pas en avoir… surtout ne pas s’accrocher ! Et je lutte… je lutte. Je sais qu’elle sera l’issue, la gagnante entre moi et moi, je sais bien tout ça… le plus dur n’est pas de le savoir, c’est d’accepter ce qu’on est, au plus profond de soi. Dès lors, dès cette acceptation de soi… la vie se présente différemment, pas plus douce, pas plus mauvaise, simplement différente.

Et si c’était LUI ? humm non LUI plutôt ! Non, cette fois c’est vraiment LUI

avril 22nd, 2008

Posted in Et pourquoi ne serait-il pas inné ?, Etape 1 : tester les autres by azuline |

Et telle une girouette, on passe d’homme en homme.

C’est pas que je sois une nana qui aime collectionner les hommes. C’est juste que je ne sais pas lequel est le bon avant d’avoir vécu avec lui.

Comment savoir si LUI, ce nouveau LUI, sera le bon ? Comment le savoir à l’avance ? Comment le prévoir ??

Un jour, une professeur de communication nous a dit qu’on avait tous eu des traumatismes, enfant. Plus ou moins grave, mais ils ont tous leurs importances - traumatisme qui sont en plus notre perception de la réalité et non la réalité elle-même. Et ceux sont ces traumatismes qui nous construisent. Ou plutôt c’est nous qui nous construisons autour d’eux. J’avoue être aujourd’hui dans un autre état d’esprit par rapport à mon idée du couple, parce que justement j’ai dépassé certains de ces traumatismes.

Mais certains d’entre eux resteront peut-être en moi toute ma vie. Un de mes traumas est de ne pas avoir eu assez d’attention petite. De ce fait, j’ai besoin de beaucoup d’attentions et à d’autres périodes, paradoxalement, ayant été habituée à en avoir peu, je n’arrive pas à supporter trop d’attention ! Je me questionne sur cette attention. Notamment parce qu’on dit souvent d’un autre couple qu’elle ou lui cherchait son père ou sa mère à travers l’autre.

Cette attention donc devait venir de mes parents. N’est ce pas “bête” de vouloir de mon homme une attention “paternelle” ou “maternelle” ? De vouloir compenser ce manque, de vouloir de lui qu’il comble mes manques ? N’est ce pas dans notre nature de vouloir ce qui nous a manqué ET son contraire avec lequel on s’est construit ?

Où est la limite ? Peut-on donner une définition de l’amour d’un homme pour une femme et vice versa pour justement savoir si on a atteint cette limite ou non ?

Quand tout s’accumule

avril 15th, 2008

Posted in Non classé by azuline |

On a tous connu ces moments où tout, mais vraiment TOUT s’accumule. Tout dans le sens que des problèmes, évidemment. Dans ces moments là on est sensible, trop sensible, et le moindre petit “truc” qui va de travers devient problème, voire quelque chose d’ingérable.

Et on a envie de tout balancer par la fenêtre, de partir sur une île déserte et de fermer les yeux sous le soleil, sans qu’aucune pensée, quelle qu’elle soit, n’envahisse notre cerveau qui a ô combien besoin de vacances !

Souvent, dans ces moments là, je me dis : “Mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ?”. Oui, pourquoi le sort s’acharne sur moi ? Pourquoi dès que j’essaie de remonter la pente il y a quelque chose qui me fait retomber encore plus bas. Pourquoi la vie s’acharne sur moi comme ça ?? Qu’est ce que j’ai fait ??

Il y a peu de temps j’ai compris : la vie n’est pas juste. Dans le sens où la vie n’est pas humaine et n’a donc aucun besoin d’appliquer une justice à quiconque. La vie ne s’acharne pas sur moi, c’est moi qui ne suis attentive qu’aux mauvaises choses. La vie n’est pas mal intentionnée. Des gens bons comme des gens mauvais meurent tous les jours. La vie n’a pas choisi de faire du mal à quelqu’un, c’est quelqu’un d’autre et bien souvent soi-même qui nous faisons du mal.
Et j’avance dans cette pensée libératrice. La vie ne me veut pas de mal, ni de bien d’ailleurs. Elle ne cherche rien parce qu’elle ne pense pas à ma place, ne décide pas à ma place.

Aujourd’hui, depuis un mois en fait, j’arrive à faire que la vie soit heureuse, stressante parfois, mais heureuse quand même. Le stress ne dépasse pas un certain degré, reste dans son contexte, ne déborde pas sur ma vie entière. Et depuis, une sérénité certaine m’habite. Une plénitude même. Et je deviens attentive aux bons moments, et ces moments m’arrivent pas de plus en plus souvent. Par contre je les vois de plus en plus. Et ils me rendent souriante. J’ai pas plus de force, mais plus d’énergie. Plus de confiance.

La vie est ainsi faite, elle nous apprend sans cesse, et ceux qui veulent l’écouter apprennent beaucoup à son contact.

Un jour tu es parti…

avril 15th, 2008

Posted in Non classé by azuline |

Ketchup à la Vis

Il y a un peu plus de 3 mois tu es parti. Quand j’ai lu le mail qui m’annonçait ça, au début j’ai cru à une blague. On pouvait pas me contacter pour ça. C’était mon premier jour de vacances, où pour la première fois je restais là où j’habitais. Et toi, tu m’as fait ce sale coup ! Du moins je l’ai appris ce premier soir.

Mais la vie est belle. Oui… ! Je pense souvent à toi Ketchup, Kotchaba, mon papounet. Tu me manques. Tes bêtises, tes mots doux, ton réconfort à la ACDC, ton coeur de rocker… bon sang tu me manques.
Je ne suis toujours pas arrivée à écouter le CD de toi que j’ai emporté (The king, Bruce que tu voulais me faire connaître et dont moi je me fichais éperduement ! ;o)), à chaque fois que je le regarde j’ai le coeur triste. J’ai une photo de toi que je regarde souvent… j’ai la nostalgie de tous nos moments en moi.

Mais la vie est belle. Bon sang oui elle est belle ! Pleins de changements depuis que je me suis pris dans la gueule que mon papounet devait partir, était parti sans même me dire “au revoir” ! Saleté de Ketchup, m’étonnes pas de toi grosse patate que j’aime !! J’aimerais que tu sois là pour voir tout ça. Ma version de KetchupPour voir mes rêves qui se sont transformés en projets puis en réalité, j’aurais aimé que ton rire résonne dans ma maison comme il raisonne encore dans mon coeur ! Et puis il y a ce n°7 ! Et toi tu n’es pas là pour voir tout ça ! C’est pas juste !!

Mais la vie est belle… parce que je t’ai connu, parce que même si tu ne verras pas ton filleul, (eh oui, comme promis tu seras le filleul de mon premier bébé (le jour où…) et t’as pas le choix, et encore moins vu que tu peux plus causer donc j’en profite encore plus !), je lui transmettrais une partie de toi, de ce que j’ai perçu de toi, de ce qui restera en moi. Et ton sourire m’accompagne, et ton espièglerie, saleté de Ketchup qui est capable de me jeter à l’eau tout habillée juste avant que je parte évidemment ! Et tous nos moments sont en moi. Et tu m’accompagnes encore et toujours dans cette vie… Léchouilles comme tu diras que tu les aimes pas.

Tu me manques mais la vie est belle. Ptits guillis ?

La puissance des mots

avril 8th, 2008

Posted in Non classé by azuline |

Beaucoup croient que la force vient des muscles. Je pense plutôt que la force vient de la maîtrise des mots. Si on a les mots, un maximum de mots, on peut faire bien plus que de déplacer des montagnes. On peut déplacer des gens !

Et ça va dans tous les sens : en bien comme en mal. On peut les faire souffrir ou les faire sourire, on peut les tuer ou les amuser. On peut les rendre malheureux ou heureux. Selon l’humeur de l’orateur.

La force vient aussi de ce don d’être insensible aux mots. Qui ne l’est pas est de ce fait, insensible aux humeurs lunatiques de cet orateur. Et paradoxalement, c’est le meilleur moyen pour rester dans son individualité et perdre totalement la possibilité de comprendre cet orateur, cet autre qui bien souvent nous renvoie à notre propre image. Et perdre par la même occasion la Société.

L’équilibre est à trouver. L’équilibre parfait (ou presque) entre le pouvoir des mots et le pouvoir de s’en détacher. Un peu comme la vie, qui n’aurait aucune valeur si la mort n’était pas.

Il n’en reste pas moins que j’aimerais avoir le pouvoir de fuir tous ces mots qui m’ont fait ou me font mal. Fuir sur une île déserte où aucun maux ne saurait me retrouver.

Rêve et réalité

mars 28th, 2008

Posted in Etape 1 : tester les autres by azuline |

Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai souvent confondu rêve et réalité.

Je m’explique. Dans mes amours, j’ai trop souvent espérer rencontrer le prince charmant. Espoirs et rêves. Tant et si bien que j’ai transformé la réalité pour qu’elle corresponde à mon rêve.

Par exemple, j’aime la musique, certaines musiques. En ce moment j’écoute beaucoup Citizen Cope. Mettons que mon homme du moment ne connaisse pas, je lui fais donc écouter. S’il me dit qu’il aime, moi, en pleine rêverie, en pleine transformation de réalité, je me dit : “Encore un point commun ! Décidément on est fait l’un pour l’autre !”.
Même inconsciemment, je vais provoquer ces compatibilo-tests, où il sortira vainqueur, forcément ! Il lui, mais aussi notre amour qui grandira (entendez : mon amour pour lui qui grandira, lui parfait des parfaits !).

Aujourd’hui, j’essaye de ne plus prendre mes désirs pour réalité. De ne plus rien transformer. Et surtout, j’essaye de voir l’autre avec lucidité, et objectivement. De le prendre tel qu’il est, avec ses points communs aux miens et ses différences.

Lui tout entier en somme, plutôt que lui à moitié rêvé, avec déception à la clef… forcément !

Patate chaude

mars 28th, 2008

Posted in Non classé by azuline |

Bon ben j’ai pas le choix je crois…

Alors en bonne nana qui se respecte j’ai rien dans mes poches tout dans mon sac ! Arf ptdrrrr ;o)

Bafouilles aux patatas bouillies et j’en envoie une à Eddy !

C’est pas ta faute…

mars 17th, 2008

Posted in Ceux qui en parlent by azuline |

Chanson de -M- à écouter et réécouter :
http://poivresetsons.musique.com/124857/Mathieu-Chedid-c-est-pas-ta-faute/

C’est pas ta faute
Comme un poison dans l’eau
Une bouteille à la mer
Qui n’date pas d’hier
J’essaye de lire entre tes lignes
J’interprète tes soupirs
Tes sourires me font peur

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux

Côte à côte à contre-courant
J’ai envie d’aller vers
Ton unique univers
Effaré par ta lumière
L’air de rien tu m’éclaires
Alors je rame pour te plaire

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux

Ça monte, Ça monte en toi
Ça monte en toi…
Ça monte en toi
Ça monte en toi

Ça monte, Ça monte en toi
Ça monte en toi…
Ça monte en toi
Ça monte en toi

Ça monte en toi…
Ça monte en toi
Ça monte en toi

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux

Chuuut…

Pour moi c’est une chanson de toute beauté, qui peut exprimer le désarroi de chaque être et l’attitude de l’autre face à la douleur ressentie par son autre. Il serait intéressant d’ailleurs de connaître la signification pour l’auteur de ses mots.

Il me semble que pour avancer, sereinement, il faut déjà commencer par se pardonner à soi-même d’être juste… humain !

Humeur maussade

mars 12th, 2008

Posted in Non classé by azuline |

Appel à tous les gens trop empathiques, trop compréhensifs de la planète : cessez de l’être.

Plus facile à dire qu’à être, n’est ce pas ? Pourtant, combien de conflit, de maux pourraient ne pas être si on suivait tous cette consigne.

Un peu comme celle-ci : “Soyez raisonnable, cessez de suivre votre coeur !”

A force d’être gentil avec les uns les autres, un jour les uns ET les autres vous attaquent. Et vous prenez, une fois sans rien dire, deux fois… la 3ième c’est la crise. A se demander si notre société ne voudrait pas qu’on soit tous des zombies, détachés de tout, et surtout pas vivants, pas sensibles. Alors que la plus grande richesse de toute culture, toute civilisation, provient justement de ces êtres là ! Plutôt paradoxal non ?

J’avoue que parfois j’aimerais être sur une autre planète avec personne à gérer. Juste pour être tranquille, juste pour avoir le coeur en paix.

Powered by WordPress. Image done by Explodingdog.com